Pierpoljak - Site officiel de l'artiste français de Reggae : pierpoljak.artistes.universalmusic.fr

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Pierpoljak - Site officiel de l'artiste français de Reggae

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Pierpoljak, de son vrai nom Pierre Villemet, est né le 7 septembre 1964 à Paris.
A l’âge de 12 ans il joue de la basse dans un groupe punk (Samu 92). Il fera partie de la première bande de skins de Paris : La Bande des Halles. Les goûts musicaux de PK sont alors des groupes comme les Sex Pistols, La souris déglinguée, Sham69… Dans les années 80, Il évolue dans le milieu underground reggae sous le nom de « Peter Breda » aussi bien dans les sound systems de Colombes qu’à Paris. Il officiait notamment dans le sound system Earthquake, un des rares qui laissera une trace discographique : la compilation Earthquake Sound System en 1989 sur laquelle on retrouve Tonton David et le groupe Saï Saï. On le retrouve aussi chez Youthman Unity.

Il se retrouve dans les rues de Paris très jeune et débute une carrière assez solitaire. Adolescent, il évolue dans les milieux punk et skinhead (deux mouvements liés dans les années 70). Le mouvement le mène à Londres où il découvre les tendances musicales du moment : le punk, le ska et le reggae. On lui fait écouter du Desmond Dekker, du Prince Buster…il est conquis. En 1982/83, il se fait pécho à force de dévaliser entre autres les disquaires. Il fera 3 mois de prison en Angleterre et 6 mois à Fleury-Mérogis à cause d’un casse qui a mal tourné. Des années difficiles s’en suivent où la pression babylonienne a de plus en plus de mal à se contenir. Il part sur un bateau en tant qu’équipier et traverse les Caraïbes où il va se pencher davantage sur la musique. Il rencontre en Dominique des rastaman qui vont beaucoup lui apprendre d’un point de vue spirituel.

De retour à Paris en 1988, il participe aux soirées reggae et commence à se faire connaître. Ce n’est qu’au début des années 90 qu’il enregistre un double album : un album « à la campagne » enregistré chez lui à Doué Dormecy, en région parisienne. Cet album n’est pas, comme il le dit, un album de reggae, mais est une sorte de recueil de chansons à la roots. Barclay organise une rencontre avec Clive Hunt en Jamaïque et PK commence à traîner dans les studios. Il enregistre notamment « La Music » et « Sauvez Nature » qui se retrouvent sur les ondes jamaïcaines. Bien épaulé par sa maison de disques, PK travaille avec les meilleurs des meilleurs. Le casting de « Kingston Karma » est impressionnant et plus qu’enviable : le Fire House Crew, Errol “Flabba” Holt, Leroy “Horsemouth” Wallace, Sly Dunbar, Robbie Shakespeare, Earl “Chinna” Smith, Uzziah “Sticky” Thompson, Dean Frazer… Pierpoljak travaille beaucoup sur « Kingston Karma » qui sort en 1998. Son single « J’sais pas jouer» va l’établir sur la scène nationale. Cet album sera présenté par les Inrocks comme l’album de reggae français le plus abouti depuis Serge Gainsbourg ! La critique est partagée et souligne tour à tour l’idée de génie qu’il a eu de travailler avec des Jamaïcains et le manque de « mérite » personnel qui en découle.

Pierpoljak est sans doute le reggaeman le plus contradictoire et discuté de toute la scène hexagonale. Sa collaboration avec des Jamaïcains lui donne une place à part. Pour ce qui est de sa réputation, c’est un peu la même ! Son passé mouvementé intrigue, on le dit individualiste, on le croit prétentieux mais PK prône l’humilité. Il puise en Rasta beaucoup de son inspiration, il y trouve la méditation, la nature, l’humanité. A l’époque de « Kingston Karma » ses Locks sont grandissantes. En 2000 sort « J’fais c’que j’veux » qui vient rappeler l’indépendance de Pierpoljak. Cet album est très personnel et rapproche Pierpoljak de la France, tout en s’appuyant sur un riddim plus jamaïcain que jamais. Des morceaux comme « Dépareillé » « Je fais c’que j’veux » ou encore « Ils ne m’auront jamais » montrent que Pierpoljak milite toujours pour la liberté et l’indépendance. « Monsieur le gros, gras, grand » vient régler le problème du showbiz de la variété française avec brio et « Né dans les rues de Paris » (avec Jean Corti à l’accordéon) fait partie de ces morceaux intimes qui rapproche PK de la France et participe à son tour à créer une nouvelle chanson française. Le tout sans oublier que le bon reggae est jamaïcain « Lingwa » et « Woa ».

Récemment PK a changé de cap ! On a pu le voir à la télé où il racontait ses dernières nouvelles et au passage venait faire la promo de son nouvel opus « Stim Turban » (2003). On y a vu un Pierpoljak …changé, différent. « Pierpoljak en a marre de passer pour le rasta de service, c’est fini tout ça ! » Qu’a-t-il voulu dire par là ? Bon ok, il a enchaîné 4 pneumothorax (à cause de la weed ?!), difficile de rester pratiquant ! Pris dans une tempête, il a failli laisser sa peau et celle de son fils en mer, dans le Sud de l’Espagne ! Sa femme a eu un accident de voiture assez sérieux ! Bref, pas la grande forme la PK Machine ! Pour réaliser cet album, il est parti seul en Jamaïque et a travaillé avec des musiciens jamaïcains peu connus : Stim Turban. Il sort en maxi « Venez les filles » orienté dancehall. On retrouve l’intimité de PK et ses galères, l’accident de sa femme « En cas d’accident »…Pierpoljak ne recherche pas le succès commercial et se fait plaisir avec cet album. Le public, quant à lui, semble le suivre d’un peu plus loin. Un artiste français authentique , tout aussi controversé que talentueux.

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