João Gilberto - musicien brésilien créateur de la bossa nova(site officiel) : www2.uol.com.br

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João Gilberto - musicien brésilien créateur de la bossa nova(site officiel)

João Gilberto - musicien brésilien créateur de la bossa nova(site officiel)
João Gilberto, de son vrai nom João Gilberto Prado Pereira de Oliveira, est un musicien brésilien, considéré comme le principal créateur de la bossa nova.
Il est né le 10 juin 1931 à Juazeiro dans l’état de Bahia. Il remporte un vif succès au Brésil avec la chanson Chega de saudade en 1958. C'est véritablement en 1962 que son succès devient international avec son interpétation de Garota de Ipanema, accompagné de Stan Getz, aujourd'hui devenue une chanson internationale chantée en plusieurs langues par de nombreux artistes prestigieux tels que Frank Sinatra, Nat King Cole ou encore Ella Fitzgerald. De nos jours, João Gilberto continue à donner des concerts à travers le monde.

João Gilberto naît le 10 juin 1931 dans l'état de Bahia. À l'âge de 14 ans, João Gilberto entre en contact pour la première fois avec la musique lorsque son grand-père lui offre sa première guitare. À 18 ans, il quitte son village natal pour se rendre dans la grande ville de Salvador de Bahia. Guitariste autodidacte, il monte finalement à Rio de Janeiro en 1950 et y obtient quelques succès au sein d’une formation de l’époque, Garotos da Lua, dont il est congédié un an plus tard après trois enregistrements en tout. Suivent plusieurs années d’errance et de marginalité, pendant lesquelles il n’a de cesse de se trouver un mode d’expression à la guitare.

Ses efforts sont récompensés à partir de 1957, notamment par la rencontre du compositeur Tom Jobim avec qui il enregistre les premiers et les plus grands succès de la bossa nova, d'abord comme guitariste sur un disque de Elizeth Cardoso, Canção do Amor Demais, co-composé par Jobim et le poète Vinícius de Moraes. Il sort en 1958 ses propres 78T et 33T Chega de Saudade, lesquels lancent au Brésil à la fois la carrière de João Gilberto et tout le mouvement musical bossa nova. Ce premier album de João Gilberto obtient un succès énorme au Brésil. Il est en général considéré comme le premier véritable album bossa nova. Outre l'inoubliable Chega de saudade, il contient Desafinado, Rosa morena et Brigas nunca mais.

Deux autres 33T, O amor, o sorriso e a flor et João Gilberto, suivent en 1960 et 1961, contenant, outre des compositions de Jobim/Moraes (Corcovado, Insensatez, O amor em paz), des chansons de leurs aînés Dorival Caymmi (Samba da minha terra, Saudade da Bahia, Rosa Morena), des sambas des années 30 (A primeira vez), de nouvelles compositions de Carlos Lyra (Você e eu, Coisa mais linda) et Roberto Menescal (O barquinho), mais exécutées dans ce style novateur mis au point par João. Son style peut se résumer en une adaptation à la guitare solo de la rythmique syncopée du samba traditionnel.

À partir de 1962, la bossa intéressant certains jazzmen aux États-Unis, dont Stan Getz, Gilberto et Jobim se rendent à New York afin de travailler sur ce qui devait devenir le best-seller du jazz, le 33T Getz/Gilberto, sur lequel la femme de João, Astrud, commence aussi sa carrière de chanteuse, notamment avec la chanson Garota de Ipanema/The Girl from Ipanema. Le disque est un triomphe et un concert historique a lieu au Carnegie Hall le 9 octobre 1964. Ce dernier sera d'ailleurs enregistré et un second album Getz/Gilberto vol.2 paraît en 1966.

João Gilberto continue à jouer dans les années 1960, mais attend 1970 pour produire un nouvel album studio, Ela é Carioca, réalisé lors d'un séjour à Mexico. Le disque João Gilberto, parfois surnommé l’album blanc de la bossa, sort en 1973. Interprété presque uniquement au chant-guitare, et d’une sensibilité cool, presque mystique, ce disque marque un certain éloignement du son de João jusqu’alors. Cet album reprend le succès Aguas de março et regroupe entre autres Falsa bahiana et E preciso perdoar.

En 1976 paraît The Best of Two Worlds, nouvelle collaboration avec Stan Getz regroupant la plupart des chansons précédemment interprétées sur l’album blanc. Y chante aussi Miucha, femme de João depuis 1965. Amoroso, en 1977, vient ajouter à cette voix-guitare les orchestrations de cordes de Claus Ogerman, lequel avait collaboré à de précédents albums de Tom Jobim. Cet album reprend Retrato em branco e preto ainsi que des succès étrangers (’S Wonderful, Estate, Besame mucho). Une constante de ces albums et des suivants : leur répertoire consiste pour presque moitié de compositions de Jobim, le reste étant des reprises d’anciens sambas, voire des succès populaires d’autres pays.

En 1980 paraît Brasil, collaboration avec Gilberto Gil, Caetano Veloso et Maria Bethânia, la nouvelle génération de la musique populaire brésilienne d’alors (le mouvement tropicaliste). D'anciens succès populaires brésiliens, tels que Aquarela do Brasil, No tabuleiro da Bahiana et Bahia com H, font de cet album un véritable manifeste de l'âme brésilienne. En 1991, l'album João a la particularité de ne contenir aucune chanson de Tom Jobim. Mais il y revient en 2000 sur Voz e Violão, produit par Caetano Veloso, en réenregistrant ses premiers succès Chega de Saudade et Desafinado.

Personnalité excentrique que celle de João Gilberto, réputée pour sa réclusion et son perfectionisme quasi neurotiques, capable de vivre dans un hôtel de luxe de Rio de Janeiro pendant des années, refusant toute interview, ne sortant presque jamais –, ou d’abréger ses spectacles pour cause de public irrespectueux, ou de sonorisation inadéquate. Cependant il continue à donner des concerts tant au Brésil que dans les principales villes du monde, concerts dépassant généralement deux heures, et dont plusieurs enregistrements sont disponibles sur disques compacts : Live in Montreux (1985), Prado Pereira de Oliveira (1980), Eu Sei Que Vou Te Amar (1994), Live at Umbria Jazz (1996), et récemment In Tokyo (2004).

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